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Édité en décembre 2005:
Sonates Dédiées à Eugène Ysaÿe:

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8 Sonates pour violon et piano de Gustav Samazeuilh, Guy Ropartz (n° 1), César Franck, Albéric Magnard (op. 13), Louis Vierne (op. 23), Sylvio Lazzari (op. 24), Guillaume Lekeu et Joseph Jongen (op. 27).
Andrew Hardy (violon), Uriel Tsachor (piano).
Musique en Wallonie MEW0528-0531, distr. Codaex (4 CD : 46,02 G). 0 2005. TT : 4 h 39'. TECHNIQUE:6,5/10 DDD Eugène Ysaye (1858-1931) fut entre Paganini et Heifetz le violoniste le plus influent de l'histoire, symbole de renouveau et interprète idéal pour les compositeurs de son temps. Réunir huit des douze sonates pour violon et piano qui lui furent dédiées (quatre autres furent signées par Dupuis, Dubois, Golestan et Vreuls) est une idée originale et passionnante. Celle de Franck, composée à l'occasion du mariage de l'illustre violoniste, a acquis d'emblée une célébrité universelle, celles de Lekeu, Viorne ou Magnard ont gardé une honorable notoriété, tandis que les sonates de Samazeuilh, Ropartz, Lazzari et Jongen sont tombées dans un oubli presque total. Réunies dans un fort beau coffret, enrichi d'un excellent texte de présentation, elles composent un portrait unique du géant belge et de son monde. Inédite, la Sonate en si mineur de Samazeuilh (1903) révèle une passion à fleur de peau avec une spiritualité harmonique et rythmique qui fournit aux deux partenaires un dialogue haletant. La Sonate n° 1 de Ropartz (1907) démontre une souveraine maîtrise des climats, son univers modal très personnel, sa flamme et l'intensité de son lyrisme lui conférant un réel pouvoir de séduction. Datée de la môme année, l'Opus 23 de Vierne est encore plus fascinant. A un Allegro palpitant et plein d'éclat font suite un Andante à la grâce toute fauréene, un pétillant Intermezzo puis un vaste finale, tour à tour sombre et enflammé. La voluptueuse sonate de Lazzari (1894) évoque inévitablement celle de Franck, par l'emploi du procédé cyclique, par ses modulations et par la citation de plusieurs motifs de son illustre aînée. La sonate de Jongen (1903), gloire en son temps de la jeune école belge, se démarque, en revanche, des influences franckistes pour trouver un style plus personnel. Avec un ton majestueux et affirmé, ce premier Prix de Rome, démontrait ici sa science subtile de l'écriture pianistique et violonistique. Si l'on ne présente plus ni le chef-d’œuvre de Franck (1886), ni la sonate de Lekeu (1893), celle en sol majeur d'Albéric Magnard (1901) reste plus énigmatique. Son extrême virtuosité, ses vastes proportions et la dimension quasi orchestrale de sa partie de piano, en font une œuvre d'une exceptionnelle difficulté, qui renferme des thèmes d'une grande beauté. Le duo que forment Andrew Hardy et Uriel Tsachor, dont nous avions déjà entendu une remarquable intégrale des sonates de Brahms (cf. n° 467), nous offre une vision des huit œuvres d'une rare cohérence, à la fois forte, sensible et passionnée. Leur complicité et la générosité de leur éloquence captivent de bout en bout. Les deux interprètes dominent leur propos avec autant de majesté que d'imagination, usant de timbres lumineux et d'un lyrisme d'une suprême élégance. Une réalisation courageuse, en tous points exemplaire.
Diapason - France, Jean-Michel Molkhou (Août 2006)


Sonates Dédiées à Eugène Ysaÿe: Classica-Répertoire juillet-août 2006 : RECITALS INTERPRETES Andrew HARDY (violon) Uriel TSACHOR (piano) Les Sonates pour violon et piano dédiées à Eugène Ysaÿe Œuvres de SAMAZEUILH, ROPARTZ, FRANCK, MAGNARD, VIERNE, LAZZARI, LEKEU, JONGEN Musique en Wallonie 4 CD (MEW 0528-0531) (Codaex). 2005. 4 h 39' Nouveauté Stéréo DDD Prise de son claire et bien définie. Notice ♥♥♥ Eugène Ysaÿe « était un géant » c'est tout au moins ainsi que le définissait Yehudi Menuhin. Et géant, il l'était véritablement : de par son imposante stature il faut dire que l'homme était ~ gros mangeur et grand buveur devant l'Éternel -, en raison de sa phénoménale capacité de travail et de créativité, et également de par l'influence considérable qu'il exerça, tout au long de sa carrière, sur les milieux musicaux Ceux européens et américains. En tant qu'interprète, Eugène Ysaÿe fut un altruiste. II sut susciter de la part de ses contemporains un grand nombre de compositions nouvelles et les imposa dans le monde entier, que les œuvres lui soient dédiées ou non. Outre les huit sonates, objet du présent coffret, il faut citer le Premier Quintette de Fauré, les Quatuors de Saint-Saëns, de Debussy, de d'Indy, les Nocturnes de Debussy initialement conçus pour violon solo et orchestre -, le Poème de Chausson. La Sonate de Franck est bien sûr l'œuvre la plus connue des œuvres présentées sur ces quatre CD et nous ne ferons que l'évoquer. Tombée complètement dans l'oubli, la Sonate de Gustave Samazeuilh (1877-1967) ne peut cacher que son compositeur fut un disciple de Vincent d'Indy; on retrouve dans cet ouvrage la rigueur et la sévérité que le maître enseigna à son élève. Tout aussi méconnue, la Sonate de Guy Ropartz (1864 1955) mériterait une place plus importante dans la littérature du violon, il y a dans cette œuvre outre l’évocation de thèmes populaires bretons auxquels le compositeur resta attaché toute sa vie, une construction éminemment franckiste et des harmonies pré-bartókiennes évidentes. La très «symphonique» Sonate d'Albéric Magnard (1865-1914) peut dérouter bien des auditeurs à la première écoute; mais avec quelque persévérance, on découvrira une page d'une grande spontanéité et d'une belle émotivité. Lyrique et fauréen à souhait, l'Opus 23 de Louis Vierne (1870-1937) fut, avec celles de Franck et de Lekeu, l'une des sonates préférées d'Eugène Ysaye; il est vrai qu'elle mêle avec brio générosité, dramatisme et virtuosité. Syl­vio Lazzari (1857-1944) fut un élève de César Franck; sa sonate, qui contient de nombreuses citations de Wagner et de Franck, séduit par son lyrisme et son romantisme un peu suranné. Après celle de Franck, la Sonate de Guillaume Lekeu (1870-1894) est, à coup sûr, la plus jouée de toutes les pages constituant cet album; si elle assure la prééminence au piano, ses thèmes d'une grande poésie sont remarquablement écrits pour le chant du violon. Ce n'est plus à Franck que l'on pense en écoutant la Sonate de Joseph Jongen (1873-1953), mais surtout à Edvard Grieg; ses thèmes larges et majestueux, son style harmonique proche de celui de Debussy, confèrent à cette partition un charme « ancienne école » très attrayant. Si ce coffret est une belle réussite, le mérite en revient tout naturellement aux deux interprètes dont la communion est exemplaire. Andrew Hardy, violoniste au style très pur et à la sonorité d'une magnifique limpidité, trouve en Uriel Tsachor un pianiste d'une, grande sensibilité et d'une parfaite musicalité. A moins que ce ne soit le contraire. Xavier Rey, Classica-Répertoire – juillet-août 2006 112/Le Monde de la musique – juillet-août 2006:



Sonates dédiées à Eugène Ysaÿe Sonates pour violon et piano de Gustave Samazeuilh, Guy Ropartz, César Franck, Albéric Magnard, Louis Vierne, Sylvio Lazzari, Guillaume Lekeu, Joseph Jongen Andrew Hardy (violon), Uriel Tsachor (piano) 1 Coffret de 4 CD Musique en Wallonie MEW 0528-0531 (Distribuée par Codaex France) Texte de Présentation en Français – Enregistré en 2005 – Minutage : 4 H 40’ - DDD Eugène Ysaÿe fut l’un des plus grands virtuoses du violon, qui composa à son propre usage sonates et concertos. Mais peut-être conviendrait-il davantage de lui rendre hommage pour avoir inspiré ses amis et ses contemporains Témoins les nombreux ouvrages qui lui ont été dédiées, parmi lesquels la Sonate de Franck ou le Poème de Chausson. C’est cet hommage que nous proposent le violoniste Andrew Hardy et le pianiste Uriel Tsachor dans ce volumineux coffret. La série débute avec la Sonate de Franck. Les autres sonates, généralement créées par Ysaÿe accompagné de son pianiste Raoul Pugno, sont signées d'élèves de Franck ou, tout du moins, des disciples de son école dont la pérennité fut assurée par Vincent d’Indy et sa Schola Cantorum. Certaines de ces sonates ont été délaissées et méritent une nouvelle écoute. D’autres, de Ropartz, Lekeu, Vierne ou Magnard, sont encore présentes dans le répertoire des violonistes. Stylistiquement très proches du langage développé par Franck, ces sonates exigent des interprètes un lyrisme intense et profond ainsi qu’un sens singulier de la virtuosité. Andrew Hardy et Uriel Tsachor en sont pourvus. Leurs interprétations sont animées et véhémentes. ...L'un et l’autre, unis autour d'une idée musicale commune, trouvent dans chaque pièce équilibre, épaisseur de son et expressivité. On appréciera particulièrement la fraîcheur des sonates d’Albéric Magnard et de Guillaume Lekeu Jérémie Szpirglas



Sonates dédiées à Eugène Ysaÿe Klingende Kulturgeschichte Kritik von Dr. Stefan Drees, 28.08.2006 Als Hörer macht man sich normalerweise kaum bewusst, wie stark die Existenz bestimmter Werke an einzelne Interpretenpersönlichkeiten gebunden ist: an Solisten, die aufgrund ihrer besonderen technischen oder musikalischen Fähigkeiten aus der Masse musizierender Zeitgenossen herausragten, die daher auch dazu in der Lage gewesen sind, Neues umzusetzen oder entscheidend zur Weiterentwicklung der instrumentalen Spieltechniken beigetragen haben. Die Praxis, einem konkreten Interpreten Kompositionen zu widmen, sie ihm gewissermaßen ‘auf den Leib’ zu schreiben, ist durch die ganze neuere Musikgeschichte hindurch zu beobachten. Das frühe 18. Jahrhundert kannte den Geiger Johann Georg Pisendel, im 19. Jahrhundert bestimmten die für Joseph Joachim oder Pablo de Sarasate komponierten Violinkonzerte das Repertoire, im 20. Jahrhundert haben u.a. Musiker wie der Cellist Siegfried Palm oder der Flötist Severino Gazzeloni das Entstehen neuer Werke angeregt und damit auch die kompositorische Auseinandersetzung mit ihren jeweiligen Instrumenten vorangetrieben. Überraschende Wiederentdeckungen An der Wende zum 20. Jahrhundert galt der belgische Geiger Eugène Ysaÿe (1858-1931) als einer der bedeutendsten Künstler, der sich sowohl dem Konzertrepertoire als auch – mit dem von ihm gegründeten Quatuor Ysaÿe sowie seit 1896 im Duo mit dem Pianisten Raoul Pugno (1852-1914) – der Kammermusik widmete. Ysaÿes außergewöhnliche gestalterische Fähigkeiten und sein unermüdliches Eintreten für zeitgenössische Musik trugen zu dem hervorragenden Ruf des Geigers bei und gaben nicht zuletzt zu einer ganzen Reihe von Widmungskompositionen Anlass. Eine der bedeutendsten und heute nach wie vor im kammermusikalischen Repertoire sich behauptenden ist die Sonate A-Dur (1886) von César Franck. Wie sehr gerade dieses Werk aufgrund seiner zyklischen Konzeption in der Folgezeit auf andere Komponisten gewirkt hat und im Zusammenhang mit Ysaÿes Vortragsstil zur Initialzündung für die Entstehung einer ganzen Reihe ähnlicher Sonaten wurde zeigt eine vierteilige CD-Edition von Musique en Wallonie mit dem aufschlussreichen Titel ‘Les sonates dédiées à Eugène Ysaÿe’ (Die Eugène Ysaÿe gewidmeten Sonaten). Während Francks Sonate auch heute noch zu den beliebtesten Werken ihrer Art aus den letzten beiden Jahrzehnten des 19. Jahrhundert gehört, dürften die meisten anderen hier vereinigten Kompositionen selbst dem eingefleischten Kammermusikexperten unbekannt sein: die Sonate G-Dur (1893) des jung verstorbenen Guillaume Lekeu (1870-1894), die Sonate op. 24 (1894) von Sylvio Lazzari (1857-1944), die Sonate G-Dur op. 13 (1901) von Albéric Magnard (1865-1914), die Sonate h-Moll (1902/03) von Gustave Samazeuilh (1877-1967), die Sonate Nr. 1 D-Dur op. 27 (1903) von Joseph Jongen (1873-1953), die Sonate Nr. 1 d-Moll von Guy Ropartz (1964-1955) sowie schließlich die Sonate g-Moll op. 23 (1907) von Louis Vierne (1870-1937). Starke Umsetzung Der Geiger Andrew Hardy und der Pianist Uriel Tsachor lösen die zahlreichen kniffligen Aufgaben dieses höchst anspruchsvollen Sonatenreigens mit Bravour. So gelingt es Hardy etwa, Francks A-Dur-Sonate einige überraschende Nuancen abzugewinnen, indem er sich von Anfang an jenem stellenweise fast rhapsodischen Charakter überlässt, den das Werk vor allem im ruhigen Eröffnungssatz anstimmt. Leichte Verzögerungen, bewusst gegen die Metrik gesetzt, unterstützen diese Auffassung und fügen sich dennoch in einem natürlich fließenden Vortrag, während die sonst so brillant vorgetragenen Soli in der ‘Recitatif-Fantaisie’ des dritten Satzes angenehm zurückhaltend und nachdenklich erklingen. Flexible Tempowahl und unprätentiöser Zugang schließen jedoch keinesfalls das leidenschaftliche Pathos aus, das Hardy im zweiten und vierten Satz insbesondere beim Vortrag der Passagen auf G-Saite voll auszukosten versteht. Andere Werke geraten nicht minder eindrucksvoll: Wie Hardy etwa die langsame Einleitung des Kopfsatzes aus Samazeuilhs Sonate gestaltet, ohne den Spannungsbogen zu unterbrechen, ist einfach großartig. Hier zeigt sich, dass er über eine enorm große Palette von Ausdrucks- und Tongebungsnuancen verfügt, die er sehr gekonnt im Wechselspiel mit Tsachor einsetzt, wobei beide Interpreten den dynamischen Konturen der Musik aufs Genaueste folgen. Diese Feinmodellierung der Stimmen fällt auch in Werken wie der g-Moll-Sonate von Vierne oder im Kopfsatz der Sonate von Ropartz auf, in dem der Spannungsaufbau durch die wechselnden Perspektiven im Funktionswechsel der Instrumente zwischen Begleitung und führender Stimme entsteht. Auch die anspruchsvolle und formal ehrgeizige Sonate von Magnard, die mit einer Dauer von 45 Minuten beinahe orchestrale Ausmaße annimmt, sticht durch die detailgenaue Gestaltung hervor, die sich den vielen Details annimmt, ohne dabei die Gesamterscheinung aus den Augen zu verlieren. Gerade – aber nicht nur – in Fracks Sonate zeigen sich auch die besonderen pianistischen Qualitäten Tsachors: Die ‘dolcissimo’- und ‘molto dolce’-Vortragsanweisungen des Kopfsatzes treffen genau den Tonfall, und auch im Finale weiß der Pianist sehr präzise zwischen jenen ‘cantabile’- und ‘dolce’-Passagen zu differenzieren, die sonst allzu häufig in identischer Färbung vorgetragen werden. Lediglich an wenigen Stellen sind kleinere Schwächen auf Seiten Hardys bemerkbar, die jedoch angesichts der überragenden Gestaltung des jeweiligen Werkganzen so gut wie nicht ins Gewicht fallen. An den besonders intensiven Passagen ist zudem auch eine Forcierung der Tongebung durch starken Bogendruck zu beobachten, die einerseits mitunter leicht irritiert, andererseits aber auch die Intensität des Vortrags unterstreicht. Kulturgeschichtliches Panorama Von diesen wenigen Kleinigkeiten abgesehen, handelt es sich um atemberaubende und durchweg äußerst spannende Aufnahmen. Der enorme Repertoirewert der Sammlung resultiert gerade aus der Zusammenstellung, die zeigt, wie die Fähigkeiten eines Interpreten die zeitgenössischen Komponisten zu einem Reigen von Werken anregen konnten, der, ausgehend von Francks Referenzkomposition, immer wieder ähnliche formale Aspekte und einen vergleichbaren musikalischen Tonfall aufgegriffen und dennoch auch zu einer sehr individuellen Gestaltung des Sonatenmodells geführt hat. Dabei erstaunt das außerordentlich hohe kompositorische Niveau, mit dem die Komponisten ihrer Aufgabe jeweils begegnet sind – dürfen die Kompositionen doch keineswegs als unbedeutende Nebenwerke eingestuft werden. Gerade hierdurch lässt die vorliegende Veröffentlichung auch ein bedeutendes Stück europäischer Kulturgeschichte musikalisch lebendig werden. Dass dies auch im Booklet auf hervorragende Weise geschieht, unterstützt durch einen fundierten Textbeitrag von Roland van der Hoeven sowie durch einige seltene zeitgenössische Illustrationen, macht die CD-Edition besonders wertvoll. Selbst derjenige, der dem Unbekannten weniger aufgeschlossen ist, wird sich hier sicherlich bereichern können. Die ‘sonates dédiées à Eugène Ysaÿe’ zeigen daher, dass es noch eine Fülle interessanter Musik weitab von den heutigen Konzertprogrammen zu entdecken gibt, und dass auch die klingende Herstellung von historischen Zusammenhängen durchaus spannend sein kann. Sie dokumentieren aber auch, wie bedauerlich einseitig die Präsentation innerhalb der Konzertsäle heute oftmals aufgrund er Beschränkung auf wenige Highlights geworden ist. DruckversionDetails zur Platte
Kritik von
Dr. Stefan Drees, 28.08.2006Kontakt aufnehmen mit dem AutorKontakt zur Redaktion




Sonates dédiées à Eugène Ysaÿe

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(5.0 von 5 Sternen - Amazon.de)
Und Ysaÿe entfachte Kreativität um sich!, 25. September 2007
Was für eine wundervolle Idee, die Sonaten zu sammeln, die Ysaÿe gewidmet wurden! Es ist leider sehr selten, dass auf Einspielungen interessante Bezüge (jenseits der immer wiederkehrenden) hergestellt werden. Ein packendes Thema, beispielhaft dargeboten. Da ist jener Jahrhundertgeiger, Eugène Ysaÿe, der das Idol seiner Generation war, als neuer Paganini gefeiert wurde (mit seinen grandiosen, aber etwas schwierigen Solosonaten auch selbst Beachtliches für die Kammermusik geschaffen hat) und sicher zahllose Musiker inspiriert und das ganze folgende Jahrhundert beeinflusst hat. Er, Gegenstand vieler kreativer Bemühungen, die interessantesten/bekanntesten zusammengestellt auf vier CDs, tadellos eingespielt vom Duo Hardy/Tsachor. Das an sich ist schon ein Muss für den ambitionierten Plattenschrank, weil wir neugierig sind, was sich damals an Kreativität um den Geiger herum gebildet hat. Und dann die Werke! Nun, man kennt die wunderschöne Franck-Sonate zur Genüge, sie braucht keine Fürsprache. Aber alle anderen sieben Sonaten sind so gut wie in der Versenkung verschwunden/vor allem in Deutschland nie bekannt geworden und bieten insgesamt doch ein Vergnügen, das auf dem Klassikplattenmarkt durchaus rar zu nennen ist. Ysaÿe selbst hat bekannt, dass nicht alle ihm gewidmeten Sonaten Meisterwerke waren, aber er hat sie gerne gespielt und entdeckenswert sind sie allemal. Es sind bekanntere Namen (Vierne, Magnard, Lekeu) darunter und unbekanntere (Ropartz, Lazzari, Jongen; besonders die Sonate des Musikkritikers Samazeuilh mit seinen überraschenden Harmonien hat mich aufhorchen lassen; ich warte jetzt sehnsüchtigst auf eine Aufnahme seines Streichquartetts...). Ein Sakrileg, dass diese Werke vergessen waren! Nicht auszudenken, was da noch in Notenschränken schlummern mag. Ohne Einschränkung zu empfehlen.
Diese Box ist ein Schmuckstück, eine Offenbarung für jeden, der Violinsonaten mag und Vielfalt schätzt.
Von
Peter Wimmer "peterwimmer2" - Alle meine Rezensionen ansehen




Édité en
1999 (et Re-édité en 2005) Coffret de 2 CD:
Les (5) Sonates Complètes de Johannes Brahms
comprenant les 3 Sonates pour Violon, Scherzo FAE, et
les 2 Sonates pour Clarinette, Op. 120 - transcrites par Brahms pour violon (Simrock Edition).
Récompense: 5 diapasons de la revue française Diapason.
Enregistré au Studio de la Fondation Tibor Varga à Sion, Suisse
Andrew Hardy (violin), Uriel Tsachor (piano)
Label:
(CALLIOPE - CAL 9283.4), distribution Harmonia Mundi (2 CD). TT. 1 h 58'43"
Re-édité en
2005: Coffret de 2 CD:

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« De très belles couleurs dans le rendu des instruments... Andrew Hardy joue sur un Guadagnini de 1793, et cela explique en partie la qualité de la sonorité, très chaleureuse, jamais boursouflée, ample juste ce qu’il faut pour ne pas perdre de vue l’esprit chambriste, même dans le final très symphonique de l’Op. 108, mais aussi très émouvante dans le grave, ce qui est capital dans l’Op. 120. Mais ce n’est pas tout. Une des difficultés, particulièrement des Op. 78 et 100, c’est la longueur et la complexité de développement des certaines parties, notamment des volets initiaux. Il faut donc construire le discours à travers les méandres harmoniques et sans relâchement, tout en ménageant des pauses de rêve. Là, l’intelligence du violoniste et sa collaboration avec le pianiste sont capitales... Avec ces deux artistes, Calliope a fait une belle découverte. » Jacques Bonnaure, Répertoire - France (décembre 1999)
Les (5) Sonates Complètes de Johannes Brahms: « ...L’interprétation qu’en donnent Hardy et Tsachor est fort honnête et leur entente est parfaite... elle ne devrait pas décevoir les amoureux de Brahms. » Xavier Rey, Classica - France (février 2000)
« ... Une approche sobre, raffinée, sensuelle. Une énergie déployée avec vigueur pour mieux souligner les élans de tendresse et de douce mélancolie (1er mouvement de l’opus 120 n° 1). La dynamique tout autant que l’inspiration sont de part et d’autre maîtrisées pour permettre à la subtilité Brahmsienne de se fondre dans un naturel de poésie, de générosité. La connivence et la complicité entre les deux partenaires éclatent d’évidence par l’épanouissement et la fusion des timbres. »
O.E., Crescendo - Belgique (février 2000)
Les (5) Sonates Complètes de Johannes Brahms:

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«La transparence et la définition sont excellentes... Les publications répétées d'intégrales en cinq et non plus trois sonates semblent bien indiquer que les violonistes ont désormais décidé d'augmenter leur répertoire des deux de l'Opus 120, originalement conçues par Brahms pour clarinette puis pour alto. La transcription du compositeur lui-même est une marque irréfutable d'authenticité, et malgré leur caractère mélancolique qui les destinait naturellement à des timbres plus sombres et plus voilés, il faut bien reconnaître qu'elles sonnent magnifiquement au violon... Le violoniste américain Andrew Hardy, que nous avons déjà entendu notamment dans des sonates slaves (cf. Diapason no 38S) et dans un choix original de concertos russes (cf. Diapason no 424), confirme ici ses remarquables qualités de chambriste. Sonorités généreuses, souplesse des phrasés, subtile complicité avec son partenaire et naturelle plénitude des lignes donnent à son jeu une véritable souveraineté. C'est d'ailleurs particulièrement dans les deux sonates de l'Opus 120 que leur vision est la plus troublante d'intériorité et peut-être la plus imaginative. Les deux interprètes habitent celle en mi bémol majeur d'une énergie et d'une densité peu communes, tandis qu'ils donnent à celle en fa mineur tour à tour une touchante tendresse méditative et une réconfortante allégresse. Leur lecture des trois sonates "originales" pour violon vit, elle aussi, d'un subtil équilibre entre passion, tourment et retenue. Le chant est magistralement conduit, même s'il cède ici et là à quelque emphase (Opus 1 00, Adagio op. 108) ; le dialogue entre les instruments est équilibré, tant en puissance qu'en direction, aucun des deux partenaires ne prenant jamais l'ascendant plus longtemps que ne le suggère la partition. Les sonorités du violoniste sont épanouies, son vibrato ample et majestueux, tandis que le pianiste lui répond avec une éloquence d'une dynamique et d'une profondeur en parfaite harmonie. Le Scherzo de la Sonate « F.A.E. », tumultueux à souhait, est à ce titre l'un des moments les plus enivrants du coffret, témoignant de la maturité spirituelle que ce duo a désormais atteint. » Diapason - France, Jean-Michel Molkhou (Mars, 2000)
Les (5) Sonates Complètes de Johannes Brahms:
"A most sympathetic performance"
The Strad



Russian Violin Concertos by Rakov, Kabalevsky, Shebalin,
Symphony Orchestra of Russia, Veronica Dudarova,
(conductor)
(
OLYMPIA - OCD 573): Issued in 1995 by OLYMPIA CDs, London (OCD 573):


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Recently reissued on
Regis Records, Ltd., UK (RRC 1310):

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Dmitri Kabalevsky (Concerto in C, Op. 48)
reissued from Russian Violin Concertos on OLYMPIA:

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« Le jeune violoniste américain Andrew Hardy évolue avec beaucoup d’aisance dans ce répertoire peu fréquenté, dont il livre ici des interprétations imaginatives. Un archet vivant, une expression fluide et engagée ainsi qu’une belle maîtrise instrumentale donnent à son jeu fantaisie, spontanéité et liberté. Son discours n’est jamais pesant mais au contraire aéré et dynamique.
Diapason - France (Mars 1996)
Russian Violin Concertos:

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(5 Stars out of 5) “A terrific recording of some interesting music” “Andrew Hardy's fiery skills on the violin deserve more recognition than they have commonly received in the United States. His playing of the three Russian concerti listed on the album cover is excellent. His emotional style of playing seems particularly well suited to Russian music -- which seems strange, considering that the notes indicate that he is a native of Baltimore, Md., here in the U.S. The State of Russia Symphony Orchestra does a creditable job accompanying him. I cannot determine, from this one recording, if they are a great orchestra; however, they remain appropriately in the background, allowing Hardy to soar in the difficult soloistic sections. The recording quality is also excellent. I would have to say that Hardy's playing is superior to the music that is recorded here, although the Rakov has its moments, especially in the last movement. It would be interesting to hear a recording of this violinist performing some better known works, such as the Brahms or Beethoven concerto, although I realize that economically this may not be feasible, since there are already so many recordings of those works in existence. I would recommend this recording to anyone interested in learning about some unusual but interesting music for the violin and orchestra. People interested in important composers of the Soviet era will find this recording rewarding. Finally, and most importantly, the recording is a must for anyone who wishes to experience some of the most beautiful and unusually passionate violin playing in the history of recorded music.”
Amazon.com, Brian M Dempsey - Michigan, U.S.A. (November 22, 1999)


Russian Violin Concertos:
(recent reissue 2009): REGIS (RRC1310)
Here are three tunefully grateful Russian violin concertos from the 1940s.
The Rakov’s undulating topography is sweetly intoned by Hardy who plays a Cremona Guadagnini of 1793. It’s a romantic work steeping lightly between the worlds of Glazunov’s lissom concerto and something very close to Hollywood. There’s a lush and lissom autumnal Andante after the 14 minute Allegro first movement. This is followed by a flashing blade of a finale which is pointedly thrust forward, turned, swung and parried by Hardy, Dudarova and her orchestra. There’s a touch of Prokofiev’s First Violin Concerto about this engaging movement.
Rakov was a pupil of Gliere. He became a leading member of the Moscow Conservatoire staff and taught Gennady Rozhdestvensky, Elena Firsova, Boris Tchaikovsky and Karen Khachaturian (the nephew of Aram). His works include three symphonies, two piano concertos and two violin concertos.
We are on more familiar soil with the Kabalevsky concerto which is in fact his only one for violin. It is one of a trilogy of concertos for Soviet Youth. The others are Cello Concerto No. 1 (1949) and the Third Piano Concerto (1953) which was premiered by the 14 year old Vladimir Ashkenazy. It is positive, fluent, exciting and registers its emotional message without evasion. Like the Rakov it has a dreamy central movement before diving into a playful Vivace giocoso with sparkling Cossack rhythms and considerable unsubtle brilliance.
Vissarion Shebalin was a pupil of Miaskovsky and became director of the Moscow Conservatory (1942-1948). His Violin Concerto is a more nuanced work than the other two. It deals in half-lights, tragedy, protest, brutality and fury. No wonder he attracted official criticism. He was far from being an ecstatic but he was evidently a free-thinker whose freed thoughts turned to gloom and found satisfaction in the expression of the ascent into sunlight. Towards the end of the first movement the music takes on a scorching redolence of Shostakovich. The middle movement is no dreamy pre-echo of the Rakov or Kabalevsky. Shebalin calls up a meditation on beauty in some lightless kingdom. After two such movements the composer turns a more optimistic page for the Rondo finale with what you might think of as a playful synthesis of the Glazunov and the Miaskovsky concertos.
Three fascinating works. The Rakov and Kabalevsky have more in common with each other than with the Shebalin. All of these works are ones you should really get to know if you enjoy the more famous concertos by Prokofiev and Miaskovsky. None of them are in the Shostakovich league though the Shebalin sometimes comes closest but it’s not that close.
The recording has an ideal balance of detail and impact from both orchestra and soloist.
Good liner notes by Per Skans.
You might be interested in comparing this with another Soviet Violin Concerto collection on the new deleted Russian Revelation label.
Let’s have more reissues like this please Regis. Meantime snap up this delectably lyrical and completely unhackneyed collection and wonder whether Hardy might return to record other rare Soviet concertos of the period 1930-60.
Rob Barnett
http://www.musicweb-international.com/classrev/2009/May09/Rakov_RRC1310.htm


Russian Violin Concertos:
"The recording has an ideal balance of detail and impact from both orchestra and soloist."
(MusicWeb, May 2009)




Released in 1993:
Sonatas by
Max Reger (N° 9 in C minor, Op. 139) and
Richard Strauss (E Flat, Op. 18)
Andrew Hardy (violon), Uriel Tsachor (piano)
Issued in 1993 by
OLYMPIA CDs, London (OCD 357)

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« Max Reger, en voie de réhabilitation. »
Didier Chatelle,
Le Vif - Express, Belgique, (Décembre, 1993)
« Nos deux artistes ont distancé des fameux enregistrements de Heifetz (de la Sonate de Strauss) de deux manières. D’une part par la présence équitable des deux instruments et d’autre part par un sentiment d’intimité et de délicate nostalgie, comme si ces pages avaient été revues par le compositeur ayant atteint sa pleine maturité. »
CD Classica - Italie (novembre 1994)


Released in 1992:
Clara and Robert Schumann, Complete Original Works for Violin and Piano
Andrew Hardy (violon), Uriel Tsachor (piano)
(OLYMPIA- OCD 356):

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“...Hardy & Tsachor give us a glimpse of the inner workings of Schumann’s crumbling psyche, and as my pulse quickens I find it impossible to listen objectively. This cathartic reading gives the impression of the ethereal and tormented music that Schumann heard as he was losing his mind...” American Record Guide - U.S.A. (July/August 1993) « Parmi des qualités les plus indiscutables d’Andrew Hardy, l’engagement et la sensibilité figurent assurément en tête. Toujours, ce violoniste « raconte » et sa conviction est totale. » La Cité - Belgique (janvier 1994)


Released in 1991:
Prokofiev and Janácek
Complete Sonatas
Andrew Hardy, violin, Luc Devos, piano
(OLYMPIA, London, OCD355):

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“Temperament and technique in service of the music, rather than vice versa, plus a healthy respect for the demands of textural clarity.... A performance that can hold its own beside the finest currently available.” Gramophone – U.K., D.J.F. (March 1992)


«...Nous découvrons ici la sonorité moelleuse et l’expression raffinée. Une intonation sûre, un vibrato chaleureux, un bras droit agile et précis, mais surtout une remarquable clarté d’articulation et une agréable souplesse du phrasé sont les principaux atouts de son jeu.»
Diapason – France, J.-M. M. (septembre 1992)
Released in 1990:

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Franz Schubert Duos: Sonate, Rondo, Fantasasie
Andrew Hardy, violin, Luc Devos, piano
(TALENT, Antwerpen DOM 2910 28):
« Andrew Hardy joue d’un archet souple avec lyrisme et grâce... Beaucoup d’air pur et un message de loyauté et tendresse à travers ces trois opus qui font aussi la part belle au divertissement virtuose. »
Le Soir, Belgium, F.L. (February 1991)